Lucien Lazare, illustre historien franco-israélien, éducateur et vétéran décoré de la Résistance française, s’est éteint à Jérusalem à l’âge de 101 ans. Son parcours exceptionnel l’a mené de la lutte armée clandestine contre le totalitarisme dans l’Europe de la Seconde Guerre mondiale à un rôle de premier plan dans l’éducation et la préservation de la mémoire historique en Israël.

Engagements au combat et leadership d’après-guerre

Né à Strasbourg en 1924, Lucien Lazare a d’abord rejoint le mouvement des Éclaireurs israélites de France avant de prendre les armes au sein de la compagnie de maquisards « Marc Haguenau ». Son engagement militaire s’est concrétisé par sa participation directe à la libération de Castres en 1944. Après la guerre, il s’est consacré à l’action communautaire et à la pédagogie à Strasbourg, œuvrant au redressement de la société et à la formation des jeunes dirigeants.

Devoir de mémoire et engagement institutionnel

Après avoir fait son Alya en 1968, Lucien Lazare a dirigé un lycée à Jérusalem, intégrant l’histoire et le civisme au cœur de l’enseignement. Il a longuement siégé au comité de désignation des Justes parmi les Nations de Yad Vashem, publiant des ouvrages académiques de référence sur les réseaux de sauvetage. Son héritage intellectuel durable met en lumière le courage moral, l’unité civique et la nécessité de lutter contre l’extrémisme à travers les générations.